5 bonnes pratiques pour réduire la pollution numérique au travail

28 nov. 2022 17:23:38 • Bruno Goncalves


Ce qui est virtuel n’est pas immatériel. Entre usines de fabrication et datas centers, derrière nos écrans se cache un monde qui fonctionne à plein régime et croît rapidement - générant ce qu’on appelle de la « pollution numérique ».
Aujourd’hui, le numérique représente 4% des émissions de gaz à effet de serre et 2% de la consommation électrique mondiale. Ce dernier chiffre pourrait être multiplié par 4 ou 5 d’ici 2030.

En tant qu’acteur-clé de l’économie et dans un contexte de démocratisation du télétravail, chaque entreprise doit désormais s’interroger sur le rôle qu’elle a à jouer. Notamment en matière d’informations à transmettre à son personnel et des bonnes pratiques à adopter.

Voici 5 écogestes simples et faciles à mettre en place.

 

  1. Mieux gérer sa boîte mail
  2. Limiter les recherches Google au nécessaire
  3. Désactiver la lecture automatique des vidéos
  4. Eteindre ses équipements électroniques la nuit
  5. Allonger la durée de vie des appareils

 

1. Mieux gérer sa boîte mail

Un email auquel a été jointe une pièce volumineuse produit jusqu’à 50g de CO2 d’après l’organisation Carbon Literacy Projet. Ainsi, envoyer un fichier par mail à un collègue et en mettre 4 en copie revient à parcourir 250m en voiture. Un chiffre qui inquiète lorsqu’on sait qu’en 2022, 333 milliards de mails sont envoyés chaque jour.

Comment limiter l’impact des emails sur la planète ? Plusieurs pistes :

  • Préférer les messageries internes (ou WhatsApp pour envoyer les photos de vacances aux collègues).
  • Se désinscrire des newsletters qu’on ne consulte pas (selon les sources, entre 60 et 80% des mails ne sont jamais ouverts et polluent inutilement).
  • Trier et supprimer ses mails pour éviter de dépenser de l’énergie en stockage futile.
  • Compresser les pièces jointes.

Il est assez fou de se dire qu’un email parcourt des milliers de kilomètres pour atterrir dans la boîte d’un collègue qui se trouve à quelques mètres de nous. Mais avec les bonnes pratiques, il est possible d’alléger l’empreinte carbone de notre utilisation de l’emailing.

 

5 bonnes pratiques pour réduire la pollution numérique au travail-1

 

2. Limiter les recherches Google au nécessaire

Autre statistique étonnante mais vraie : 1000 requêtes Google représentent l’équivalent en CO2 d’une voiture qui parcourt un kilomètre. Impressionnant, sachant que chaque seconde le moteur de recherche enregistre 80 000 requêtes.

Il ne s’agit bien entendu pas de se priver de trouver des nouvelles informations nécessaires au travail, mais de conscientiser son utilisation de Google. Par exemple, il est conseillé, lorsqu’on souhaite se rendre sur un site, de taper directement l’URL plutôt que le nom dans Google. Enfin, si l’on se demande comment créer un point médian sur le clavier, on peut interroger un collègue avant de lancer une requête sur Google.

 

3. Désactiver la lecture automatique des vidéos

Plus le fichier pèse, plus il est gourmand en énergie. Le streaming vidéo représente 60% des flux de données sur Internet. 1h de lecture vidéo sur Netflix équivaut à faire tourner un ventilateur durant 6 heures.

En règle générale, il est rare de regarder des films sur son lieu de travail. Il n’empêche que lorsqu’on est sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos démarrent seules et ne seront pas regardées. Il est possible, par exemple sur YouTube, Instagram ou Facebook, de désactiver la lecture automatique et d’éviter ainsi le gaspillage de ces données.

 

4. Eteindre ses équipements électroniques la nuit

Beaucoup d’entreprises laissent inutilement leurs serveurs, voire leurs ordinateurs, allumés la nuit. Non pas parce qu’elles en ont besoin à la tombée du jour, mais pour éviter l’attente du démarrage.

Or, les appareils ont une consommation d’énergie résiduelle même en veille. Sans compter que de telles pratiques contribuent à la pollution lumineuse – à savoir l’éclairement artificiel et perturbateur de la nuit.

Il convient donc, partout où cela est possible, d’éteindre ses équipements lorsque personne n’est au bureau.

 

5. Allonger la durée de vie des appareils

Un appareil électronique pollue le plus lors de sa production. Par exemple, la fabrication d’un ordinateur requiert environ 1 tonne d’eau. L’impact sur l’environnement est phénoménal, sans compter celui sur l’humain, dû à des conditions de travail… pas toujours optimales.

Afin de réduire ces différents impacts, il est conseillé de réparer quand cela est possible, plutôt que de jeter pour acheter du neuf.

D’après l’ADEME, passer de 2 à 4 ans d’usage pour un appareil électronique comme un ordinateur améliore de 50% son bilan environnemental.

En résumé, si tous les petits gestes sont importants, allonger la durée de vie de nos appareils est celui qui a le plus d’impact écologique.